Rue Mouffetard et église Saint Médard, huile 10F (55 x 46 cm) non disponible
C’est une des plus anciennes rues de Paris; elle descend depuis la Montagne Sainte Geneviève et l’église Saint-Etienne-du-Mont vers l’église Saint Médard.
Place de la Contrescarpe, rue Mouffetard, huile 10F (55 x 46 cm) 350 €
Elle fait partie de mes itinéraires habituels et j’aime la représenter. Dans le haut de la rue, l’ambiance est plutôt étudiante avec restaurants et bars (dont autrefois le café « aux 4 S », référence aux quatre sergents de la Rochelle, où nous faisions des parties de baby-foot). La place de la Contrescarpe a été récemment réaménagée.
Rue Mouffetard, au niveau de la place de la contrescarpe, huile 8F (46 x 38 cm) 290 €
Plus bas et en particulier après son croisement avec la rue de l’Arbalète, on trouve surtout des commerces alimentaires. La rue n’est pas large, elle est très fréquentée et quasiment piétonne.
Rue Mouffetard au niveau de la rue de l’Arbalète huile, 15F (65 x 54 cm) non disponibleRue de l’arbalète, huile, 10P (55 x 38 cm)
En bas au niveau de Saint-Médard, il y a un marché. J’ai fait plusieurs tableaux de cet endroit, la place avec le massif central fleuri, et l’église avec le square qui jouxte Saint-Médard.
Bas de la rue Mouffetard , huile 8P (46 x 33 cm) 270€Marché, bas de la rue Mouffetard, huile 6F (41 x 33 cm) 240 €Rue Mouffetard et église Saint Médard, huile, 6F (41x 33 cm) non disponible
Pour l’anecdote, c’est à ce niveau que se situait un point de passage, gué puis pont, pour franchir la Bièvre; la petite rivière poursuivait son cours ensuite pour se jeter dans la Seine au niveau de la gare d’Austerlitz.
Rue Mouffetard, Paris, huile 20P (73 x 54 cm) 540 €
Le jardin du Luxembourg, huile 8F 46 x 38 cm, non disponible
J’aime beaucoup le jardin du Luxembourg. C’est le jardin de l’enfance de ma femme, moi-même, j’y suis allé enfant, étudiant, puis plus tard nous y sommes allés avec enfants puis petits-enfants. Non seulement le jardin est beau, mais il est grand, très fleuri, et c’est un spectacle permanent. On en ressort les chaussures couvertes de la poussière blanche de ses allées sablées. j’ai fait plusieurs peintures de ce jardin. De plus on peut y jouer aux échecs tous les après-midis, pour moi tentation permanente… Actuellement avec le confinement, je ne peins plus et passe mes journées à jouer aux échecs sur internet avec des joueurs de la terre entière!
Pourquoi peindre plusieurs fois la même chose, par facilité?
Peindre fréquemment permet de progresser en peinture, et c’est une facilité de reprendre un sujet déjà traité … Les adeptes du daily painting peignent ainsi souvent les mêmes objets dans leurs natures mortes, les fruits du jour, poires ou clémentines…
Jardin du Luxembourg, huile, 12M (61 x 38 cm) Prix 330 €
Pour traiter différemment le sujet,
Jardin du Luxembourg, huile 15 P (65 x 46 cm) non disponible
Après tout, beaucoup de peintres ont pratiqué la série, Cézanne avec ses vues de la montagne Sainte-Victoire, Monet avec ses séries de meules, ou de nymphéas, …Cela correspondait sans doute à une exploration, du sujet dans différentes conditions (différents ensoleillements, différentes saisons…) et sous différents partis pris artistiques.
Pour peut être faire mieux…
Jardin du Luxembourg, le Sénat, huile sur papier, 50 x 30 cm non disponible
Le tableau terminé, je me rends compte parfois que j’aurai pu choisir un autre cadrage ou un autre format ou le traiter différemment. Le repentir en peinture donne rarement un bon résultat, C’est plus simple, plus rapide de faire un autre tableau, surtout si on privilégie une facture assez spontanée, une peinture « alla prima ». La manière de peindre évolue aussi avec le temps et à quelques années d’intervalle, le regard est critique sur ses premières réalisations et on peut souhaiter reprendre un même sujet.
Pour faire un double…
Lorsque je dois me séparer d’un tableau que j’apprécie, je fais un deuxième exemplaire… Je ne refais pas vraiment le même tableau, ce n’est pas possible et souvent je le peins dans un format plus petit. Dans le cas de la Fontaine Médicis j’ai trouvé la deuxième version meilleure, ce n’est pas un cas général.
Fontaine Médicis, jardin du Luxembourg, huile 20F (73 x 60 cm) non disponible
Pour profiter de la richesse du sujet…
Jardin du Luxembourg, plein été, huile 15 F 65 x 54 cm non disponible
Il faut du temps pour bien connaître un lieu, et certains sujets se révèlent assez riches pour permettre de multiples approches.
L’Indre en aval du bief de la forge de Clavières, huile 52 x 35 cm
Être très attentif et comprendre ce que l’on voit
Rien n’est plus simple que l’eau mais quand on veut la représenter, on peut s’y perdre. Elle paraît confuse, instable, de couleur indéterminée et changeante…Lorsqu’on peint sur le motif une eau mouvante, eau vive d’une rivière ou mer agitée, il s’agit aussi de traduire le mouvement incessant mais heureusement répétitif des vagues et les reflets. Pour la peindre, j’essaye de l’observer avec beaucoup d’attention et de distinguer les différents phénomènes qui participent à lui donner son aspect. Plusieurs choses se combinent: – La couleur intrinsèque de l’eau, elle peut être jaunâtre ou verte… – Le fond de l’eau peut être visible lorsque l’eau est peu profonde et transparente. – Les reflets dans l’eau des objets qui sont sur la berge et du paysage environnant, – Les ombres sur la surface de l’eau générées par les objets qui entourent (c’est différent des reflets) – La couleur générale de la lumière en relation avec la couleur du ciel et la position du soleil, – Enfin les mouvements de l’eau en surface qui résultent de l’écoulement, des vagues ou du vent.
Suivant les cas tel ou tel phénomène sera prépondérant. Quoiqu’il en soit, la compréhension de ce que l’on voit, facilite la représentation et permet de travailler avec plus d’assurance.
Différencier les reflets et les ombres
Gave d’Oloron, huile 25P (81 x 60 cm) 2013
Cette peinture du Gave d’Oloron est là pour illustrer la différence entre les reflets et les ombres. La différence est bien visible car avec le soleil rasant du matin, les ombres foncées sont projetées sur la rivière, (la position de l’ombre est indépendante de la position du peintre). Les reflets des arbres, de la berge et du ciel (qui par contre dépendent de la position choisie par le peintre), changent de tonalité lorsqu’ils traversent une zone à l’ombre ou ensoleillée. De plus leurs orientations sont différentes.
Savoir dessiner les reflets en respectant la perspective
Château de Clavières
vu depuis la berge de l’Indre, huile sur panneau 8F (46 x 38 cm) 2016
Si l’eau est calme, sa surface peut se comporter comme un véritable miroir et refléter précisément les objets alentour. Pour représenter les reflets, les règles de la perspective s’appliquent et aident au dessin. L’erreur est de représenter l’image inversée de l’objet qui le crée. La plupart du temps le reflet est différent de l’objet reflété (par exemple pour un pont on voit le dessus du parapet et le reflet nous montre le dessous des arches) La règle de base pour trouver le reflet d’un point dans l’eau est simple: tracer la verticale de ce point jusqu’à l’intersection avec la surface de l’eau et le reflet se trouve sous cette intersection à la même distance sur cette verticale. Pour les objets qui sont sur la rive mais un peu éloignés du bord de l’eau, il faut pratiquement visualiser la « ligne de flottaison » de l’objet , c’est à dire le plan où se situerait la surface (virtuelle) de l’eau au niveau de cet objet; à partir de là le dessin du reflet peut se faire plus précisément. Ce ne sera souvent qu’une partie de l’objet qui se reflétera. Notons qu’une ligne horizontale, parallèle au sol est parallèle à son reflet et a donc le même point de fuite situé sur la ligne d’horizon.
Quant à la couleur du reflet, elle est généralement moins contrastées que l’élément reflété. Il faut choisir une couleur plus terne que l’élément réfléchi.
Le ciel se reflète aussi
Étang dans le Berry, huile sur panneau 15 P 65 x 50 cm
L’eau reflète bien sûr le ciel et reflétera du bleu si le ciel est bleu, ou des nuages … dans une tonalité plus soutenue pour les parties proches et plus légère pour les parties éloignées.
S’amuser et garder de la fluidité
Jardin à Kyoto, huile 12 F (61 x 50 cm)
Lorsqu’on peint de l’eau, on peut aussi être imprécis, ou approximatif sans que cela ne choque. Souvent nous représentons le reflet d’un objet qui ne figure pas, ou alors partiellement, ou sous un autre angle dans le cadre du tableau. De plus les mouvements de l’eau fractionnent les reflets et les déforment, créent des vaguelettes et des scintillements. Enfin les nénuphars et tout ce qui flotte sur l’eau complexifie l’image. Tout cela autorise des approximations dans le dessin, c’est l’impression d’ensemble qui compte et qu’il faut réussir, et pour cela ne pas hésiter à simplifier, éviter la surcharge et les détails de l’effet « photo » et garder de la fluidité!