Notre Dame de Paris

Juillet 2020

En écho à l’actualité autour du démontage de l’échafaudage, j’ai ressorti différents tableaux représentant Notre Dame, réalisés ces dernières années.

Notre Dame et le pont de l’Archevêché huile sur toile 10P (55 x 38 cm) 2020

J’ai « commis » 15 toiles, différents formats, différents points de vue, différentes saisons. Voici 2 vues de la Seine en crue au niveau du pont de la Tournelle, prises depuis l’un et l’autre quai.

Crue de la Seine au pont de la Tournelle, huile 12 M (61 x 38 cm) 2018
Notre Dame et le pont de la Tournelle 2018 huile sur toile sur panneau 12P (61 x 46 cm) 2018

Et maintenant la même vue par une belle journée de printemps.

Pont de la Tournelle et Notre Dame huile sur toile sur panneau 12P (61 x 46 cm) 2017

J’aime bien peindre Notre Dame, car ses deux tours font partie de la représentation iconique de Paris.

Pont des arts et les tours de Notre Dame huile sur panneau 8P (46 x 33 cm) 2010

C’est aussi l’occasion pour moi de voir comment ma manière de peindre a évolué, avec la tentation de reprendre des tableaux anciens pour les améliorer… du moins c’est ce que je m’imagine…

Notre-Dame, fin d’après-midi, huile 15F (65 x 54 cm) 2011

Je ne fais pas figurer ici tous les tableaux que j’ai peints sur Notre Dame, mais si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à m’en parler.

Notre Dame sous la neige huile, format 8F (46 x 38 cm) 2009

La rue Mouffetard, les cours de peinture

Juin 2020

Je n’ai pas animé d’atelier ni donné de cours de peinture durant ce mois de mai, et les possibilités de ballade dans Paris ou ailleurs étaient limitées.

Qu’à cela ne tienne, nous avons parlé de formation à la peinture à l’huile avec Denise Pion qui m’a interrogé sur ce sujet et a rédigé un article sur le blog qu’elle tient pour ProntoPro.
Voici le lien de l’article: https://www.prontopro.fr/blog/patrick-benet-transmet-les-techniques-de-peinture-a-lhuile-a-quelques-inities/

Et pour pallier à l’absence de promenades, j’ai rassemblé quelques peintures pour évoquer la rue Mouffetard.
C’est une des plus anciennes rues de Paris; elle descend depuis la Montagne Sainte Geneviève et l’église Saint-Etienne-du-Mont vers l’église Saint Médard.

Rue Mouffetard, place de la contrescarpe, huile 8F (46 x 38 cm)

Elle fait partie de mes itinéraires habituels et j’aime la représenter. Dans le haut de la rue, l’ambiance est plutôt étudiante avec bars et restaurants, dont le café « aux 4 S », référence aux quatre sergents de la Rochelle, où nous faisions des parties de baby-foot (ce n’est pas de la nostalgie mais de la poésie). La place de la Contrescarpe a été récemment réaménagée.

Rue Mouffetard au niveau de la rue de l’Arbalète huile, 15F (65 x 54 cm)

Plus bas et en particulier après son croisement avec la rue de l’Arbalète, on trouve surtout des commerces alimentaires. La rue n’est pas large, elle est très fréquentée et quasiment piétonne.

Bas de la rue Mouffetard , huile 8P (46 x 33 cm)

En bas au niveau de Saint-Médard, il y a un marché. J’ai fait plusieurs tableaux de cet endroit, la place avec le massif central fleuri, et l’église avec le square qui jouxte Saint-Médard.

Pour l’anecdote, c’est là que se situait un point de passage, gué puis pont, pour franchir la Bièvre; la rivière poursuivait son cours ensuite pour se jeter dans la Seine au niveau de la gare d’Austerlitz.

Marché, bas de la rue Mouffetard, huile 6F (41 x 33 cm)
Rue Mouffetard et Saint Médard huile 6F (41 x 33 cm)
Rue Mouffetard et Saint Médard huile 10F (55 x 46 cm)
Rue Mouffetard, Paris, huile 20P (73 x 54 cm)

Le jardin du Luxembourg, les séries en peintures

Mai 2020

Le jardin du Luxembourg, huile 8F 46 x 38 cm

J’aime beaucoup le jardin du Luxembourg. C’est le jardin de l’enfance de ma femme, moi-même, j’y suis allé enfant, étudiant, puis plus tard nous y sommes allés avec enfants puis petits-enfants. Non seulement le jardin est beau, mais il est grand, très fleuri, et c’est un spectacle permanent. On en ressort les chaussures couvertes de la poussière blanche de ses allées sablées. j’ai fait plusieurs peintures de ce jardin.

De plus on peut y jouer aux échecs tous les après-midis, pour moi tentation permanente… Actuellement avec le confinement, je ne peins plus et passe mes journées à jouer aux échecs sur internet avec des joueurs de la terre entière!

Pourquoi peindre plusieurs fois la même chose, par facilité?

Jardin du Luxembourg, huile 15 P 65 x 50 cm

Peindre fréquemment permet de progresser en peinture, et c’est une facilité de reprendre un sujet déjà traité …
Les adeptes du daily painting peignent ainsi souvent les mêmes objets dans leurs natures mortes, les fruits du jour, poires ou clémentines…

Pour traiter différemment le sujet,

Jardin du Luxembourg, huile 15 P (65 x 46 cm)

Après tout, beaucoup de peintres ont pratiqué la série, Cézanne avec ses vues de la montagne Sainte-Victoire, Monet avec ses séries de meules, ou de nymphéas, …Cela correspondait sans doute à une exploration, du sujet dans différentes conditions (différents ensoleillements, différentes saisons…) et sous différents partis pris artistiques.

Pour peut être faire mieux…

Jardin du Luxembourg, le Sénat, huile sur papier, 50 x 30 cm

Le tableau terminé, je me rends compte parfois que j’aurai pu choisir un autre cadrage ou un autre format ou le traiter différemment. Le repentir en peinture donne rarement un bon résultat, C’est plus simple, plus rapide de faire un autre tableau, surtout si on privilégie une facture assez spontanée, une peinture « alla prima ».
La manière de peindre évolue aussi avec le temps et à quelques années d’intervalle, le regard est critique sur ses premières réalisations et on peut souhaiter reprendre un même sujet.

Pour faire un double…

Lorsque je dois me séparer d’un tableau que j’apprécie, je fais un deuxième exemplaire… Je ne refais pas vraiment le même tableau, ce n’est pas possible et souvent je le peins dans un format plus petit. Dans le cas de la Fontaine Médicis j’ai trouvé la deuxième version meilleure, ce n’est pas un cas général.

Fontaine Médicis, jardin du Luxembourg, huile 20F (73 x 60 cm) 2014

Pour profiter de la richesse du sujet…

Jardin du Luxembourg, plein été, huile 15 F 65 x 54 cm

Il faut du temps pour bien connaître un lieu, et certains sujets se révèlent assez riches pour permettre de multiples approches.