
Voilà une journée ensoleillée dans le Paris populaire de la fin des années 50.
Lors des débuts de la photographie, plusieurs peintres se sont aidés de cette technique alors nouvelle, pour leurs tableaux. Evidemment les clichés étaient en noir et blanc.
Format et composition
Partir d’une photo facilite la composition. L’image est déjà en deux dimensions et il est facile d’ajuster le cadrage pour l’adapter au format de la toile et pour choisir la composition. De même on peut s’interroger plus facilement sur les détails que l’on ne souhaite pas représenter ou qui seront à modifier, comme on le ferait aussi pour une peinture sur le motif.
Dessin
L’image est immobile ce qui facilite le dessin et le positionnement des personnages, surtout s’ils sont en mouvement. (Pour l’anecdote, on ne savait pas vraiment avant l’arrivée de la photo comment représenter en dessin le pattes d’un cheval au galop)
Valeurs
La photo noir et blanc donne une représentation directe des valeurs. Il faut essayer de garder dans le tableau l’échelle relative de ces valeurs , car c’est cela qui contribue à l’ambiance, à la lisibilité et à l’homogénéité de la peinture. Par contre, comme pour une photo en couleur d’ailleurs, il convient de se méfier des zones très claires et des zones très sombres, le contraste peut être trop fort dans la photo par rapport à la réalité. Les blancs et les noirs peuvent cacher des gris et des détails qui n’ont pas été saisis par la photo.
Perspective
La perspective est toujours à vérifier lorsqu’on part d’une photo. En particulier les verticales des bâtiments situés aux bords de la photo sont perdues et il convient d’y remédier lors du dessin. Dans les photos anciennes, la focale correspondait le plus souvent à la vision humaine. Dans des photos récentes il est possible d’avoir des photos prises avec un zoom et cela écrase et supprime même la perspective, il vaut mieux éviter totalement ces photos pour une réalisation de tableau.
Couleurs
L’information manque quand on part d’une photo noir et blanc et les couleurs sont à inventer. On peut même s’interroger, sur cette photo est-ce une ligne d’arbre sur l’horizon ou des bâtiments, peut-être un pont?
Le peintre a la liberté de mettre les couleurs qui lui conviennent et c’est l’expérience qui joue, en se rappelant les couleurs de tableaux précédemment peints sur le motif, en regardant des tableaux peints par d’autres peintres, en imaginant où est le soleil, et donc en situant les couleurs froides et chaudes.
Au final, on juge si le tableau est homogène et au besoin on reprend certaines couleurs pour améliorer la cohérence de l’ensemble.
Ci-dessous une autre ambiance, on est à Paris, par une froide journée, pendant l’occupation


Bonsoir Patrick Trop fort!! Une bonne année de réalisations picturales,et des visites passionnantes d’expos! Voulez vous partager un peu de temps avec moi? Je suis libre le Vendredi après- midi et le Mardi ,toute la journée. Mes pinceaux et ma volonté sont prêts! On peut établir un petit emploi du temps pour la régularité. Bonne soirée à tous les deux,dans l ‘attente de se revoir. Bien amicalement. Elizabeth
J’aimeJ’aime
Salut Intéressant… commentaire sur les perspectives difficilement applicable à la photo, le redressement des verticales entraîne en général (du moins sur mon logiciel) un étirement vers le haut, et ça perturbe les proportions. Bise
J’aimeJ’aime
Bonjour, en fait je ne parle pas de redresser les verticales en modifiant la photo, ce dont je serais incapable. Mais de regarder la photo comme une représentation d’une réalité qu’on va dessiner. Et dans ce cas, on tient compte des règles de perspective, ce qui suppose la plupart du temps que les verticales dans la réalité sont représentées par des verticales sur le tableau. Bonne journée à tous les deux.
J’aimeJ’aime