Les rues de Montmartre

Rue Lepic

Rue Lepic à Montmartre, huile sur toile sur châssis, 8F (46 x 38 cm) non disponible

Enfant, j’ai habité Montmartre dans les années 50-60. Nous habitions rue Robert Planquette, c’est une petite rue en impasse qui donne sur la rue Lepic à peu près au niveau du « café des deux Moulins » célèbre depuis le fabuleux destin d’Amélie Poulain. Au bout de cette rue au numéro 11, une grande grille verte protège la villa des Platanes, un très bel ensemble de bâtiments et de jardins datant des années 1860-1890, que l’on n’imaginerait pas dans ce quartier. En descendant et traversant ces jardins et ces maisons, via des allées pavées et de grands perrons, on débouche plus bas au 60 Boulevard de Clichy.

Dans les jardins de la villa des platanes, rue Robert Planquette, huile, 8F (46 x 38 cm) 290 €

Nos déambulations autour de la rue Lepic nous menaient en montant vers la rue des Abbesses puis plus haut vers la butte et le Sacré-Cœur. En descendant on rejoignait le boulevard de Clichy, entre la place Blanche et la place Pigalle.
J’aime repasser de temps à autre dans ce quartier et j’ai essayé d’en peindre quelques vues.

La rue Lepic en 1960, huile 6F (41 x 33 cm) non disponible

Finalement pour ce qui concerne l’architecture, les rues et les bâtiments, ce quartier n’a pas tellement changé. L’ambiance est bien sûr différente, autrefois la rue Lepic ressemblait chaque matin à un marché, avec de la foule, un coté de la chaussée était occupé par les marchandes des quatre saisons avec leurs charrettes à bras; les magasins le long de la rue étaient alimentaires, boucheries, poissonneries, boulangeries-pâtisseries, charcuteries, cafés. Aujourd’hui si on trouve encore plusieurs magasins d’alimentation, il y a aussi des boutiques de téléphonie, d’habits et l’aspect général est plus touristique et moins populaire. L’équipement urbain également révèle bien l’époque actuelle, avec les poteaux anti-stationnement.

Le bas de la rue Lepic au niveau de la place Blanche, huile 8F (46 x 38 cm) 290 €

Rue et place des Abbesses

Rue des Abbesses, huile 8 P (46 x 33 cm) 270€

La rue des Abbesses est perpendiculaire à la rue Lepic , et n’a donc presque pas de pente. C’est aussi une rue très commerçante. La station de métro de la place des Abbesses est la plus profonde de Paris, 30 mètres de descente pour arriver aux rails, c’est la seule qui dessert la butte elle a conservé son entrée art déco.
Le bâtiment rouge que l’on aperçoit sur le tableau derrière le manège est l’église Saint Jean de Montmartre, de style art nouveau, classée aux monuments historiques. Elle a été construite en ciment armé entre 1894 et 1904, technologie alors nouvelle qui a donné lieu à controverses à l’époque. Elle est ornementée par des décors de briques, céramiques et vitraux qui me fascinaient enfant.

Place des Abbesses, huile, 8F (46 x 38 cm) 290€
Place des Abbesses et rue Vieuville, huile, 12 F (61 x 50 cm) non disponible
Place des Abbesses , huile 10P (55 x 38 cm) non disponible

Rue Tholozé

Rue Tholozé à l’angle de la rue des Abbesses, huile, 15 P (65 x 50) 450€

La rue Tholozé est une petite rue en pente qui partant de la rue des Abbesses, monte jusqu’au haut de la rue Lepic qu’elle rejoint par des escaliers au niveau du moulin de la Galette.

Rue Tholozé Montmartre Paris 18ième peinture à l'huile PBenet   
Rue Tholozé Paris 18ième    huile 8F (46 x 38 cm) 2016 non disponible
Rue Tholozé, Paris, huile, 8 F (46 x 36 cm) 290 €

Avec le Moulin de la Galette, qui est aujourd’hui un restaurant, on entre dans une partie de Montmartre plus touristique. La densité touristique augmente au fur et à mesure qu’on se dirige vers la place du Tertre et le Sacré-Cœur.
Ce quartier a été très souvent représenté par les nombreux peintres qui ont vécu à Montmartre. Il continue à l’être par les peintres et dessinateurs installés chaque jour sur la place du Tertre (les places sont chères!).
En écrivant cet article, je me suis rendu compte que j’avais peint 2 fois ce paysage sous la neige, l’utilité du rangement…

Moulin de la Galette, huile, 8 P (46 x 33 cm) non disponible
Neige sur la rue Tholozé et le moulin de la Galette, huile, 8P (46 x 33 cm) 270 €
Le moulin depuis la rue Tholozé, huile, 8F (46 x 38 cm) 290 €

Rue Ravignan

Rue Ravignan, huile, 6P (41 x 27 cm) encadré non disponible

Cette petite rue a été peinte par plusieurs artistes dont Maximilien Luce et Utrillo. J’ai peint la vue encadrée d’après une photo que j’avais prise il y a quelque temps, c’est à peu près le même paysage qu’Utrillo. Pour la tableau ci-dessous, je suis parti d’une photo ancienne en noir et blanc

Neige sur Montmartre, rue Ravignan, huile 8 F (46 x 38 cm) 290 €

Rue de l’abreuvoir

Rue de l’abreuvoir, Montmartre, huile, 10 P (55 x 38 cm) 330 €

Utrillo a peint plusieurs tableaux de cette petite rue.

Montmartre, rue de l’abreuvoir, huile, 15P (65 x 50 cm) 450 €

Le Sacré-Cœur et le haut de la butte

La butte Montmartre est le point le plus élevé de Paris. Depuis le parvis, on découvre vers le sud tout Paris.

Paris depuis l'esplanade du Sacré-Cœur, oil painting PBenet
Paris depuis l’esplanade du Sacré-Cœur, huile 12F (61 x 50 cm) non disponible

En descendant par les jardins sur la droite, on arrive au marché Saint Pierre, des boutiques de tissus en gros et détails sur plusieurs rues. La halle Saint Pierre, dont on aperçoit la verrière est un ancien marché couvert style Baltard datant de 1868.

Marché Saint Pierre depuis le Sacré Cœur, huile 12F (61 x 50 cm) 430 €

Le Sacré-Cœur est une basilique récente (Consécration en 1919), mais juste avant d’y arriver on est passé devant l’église Saint Pierre de Montmartre qui est la plus ancienne église de Paris (mentionnée dans des textes de 1096).

Eglise Saint Pierre de Montmartre, huile 10P (55 x 38 cm) 330 €

Le Boulevard de Clichy, place Blanche et Place Pigalle

Place Blanche et Moulin Rouge, huile, 20P (73 x 54 cm) 2018 non disponible

Le boulevard de Clichy, toujours très animé, s’étend entre la place Clichy, la place Blanche et la place Pigalle, la foire s’y installait pour plusieurs semaines sur le terre-plein central à la période de Noël.

Place Pigalle, la nuit, huile 15 F (65 x 54 cm)

Les escaliers de Montmartre, rue Chappe et rue Drevet

Vivre dans ce quartier quand j’étais enfant, c’était une joie. Mais il ne faut pas craindre les escaliers quand on vit à Montmartre. Et c’était encore plus vrai à l’époque car les immeubles n’avaient généralement pas d’ascenseur. (pensée pour mes grands parents qui habitaient au 6ième plus les différents perrons!)

Rue Chappe à Montmartre, huile 15P (65 x 50 cm) 450 €
Escalier à Montmartre, rue Becquerel, huile sur panneau 8F (46 x 38 cm) non disponible
Escaliers de Montmartre, rue Chappe, huile, 12P (61 x 46 cm) 390 €
Montmartre, rue Drevet, neige, huile 8F (46 x 38 cm) 290€
Rue Lamarck à Montmartre, huile 8F (46 x 38 cm) prix 290€

Montmartre, le paysage intemporel

Place des Abbesses , huile 10P (55 x 38 cm)

Que voir? Que peindre dans un paysage ?

La peinture de paysage, conduit à un état d’esprit permanent, une manière de regarder et d’être attentif à ce qui nous entoure. Que peindre? Sûrement pas tout ce qu’on voit, ce serait vain, fastidieux à réaliser, ennuyeux à regarder! Quel est le sens,.. Qu’est ce qui nous attire et nous motive pour peindre ce paysage là ? La réponse est importante pour la manière dont on va le peindre

Rue Lepic à Montmartre, huile sur toile sur châssis, 8F (46 x 38 cm)

L’idéal du paysage intemporel

Enfant, j’ai habité Montmartre dans les années 50-60, nos déambulations se situaient autour de la rue Lepic, avec en haut la rue et la place des Abbesses et en bas la place Blanche et les boulevards. J’aime y repasser de temps à autre et essayer de peindre des vues de ce quartier.
Finalement pour ce qui concerne l’architecture, les rues et les bâtiments, ce quartier n’a pas tellement changé.
Dans la peinture d’un paysage, je tente d’éviter ce qui me semble anecdotique et daté pour rechercher la possibilité d’une permanence. Oui le temps passe et les choses changent et le tableau est immobile, mais il faut qu’il vive. Il faut pouvoir le regarder longtemps, ne pas s’en lasser, au contraire s’y habituer, s’y plaire.
Quand on peint un paysage sur le motif, on y passe plusieurs heures, le soleil tourne, les ombres se déplacent, des nuages passent, les reflets dans l’eau changent du tout au tout, des promeneurs vont et viennent, des voitures aussi.. et de tout cela nous en saisissons les meilleurs instants pour en faire une représentation qui nous plait, j’essaie d’opérer de manière similaire sur plusieurs années.

Que voir? Que peindre dans un paysage ?

La peinture de paysage, conduit à un état d’esprit permanent, une manière de regarder et d’être attentif à ce qui nous entoure. Que peindre? Sûrement pas tout ce qu’on voit, ce serait vain, fastidieux à réaliser, ennuyeux à regarder! Quel est le sens,.. Qu’est ce qui nous attire et nous motive pour peindre ce paysage là ? La réponse est importante pour la manière dont on va le peindre.
Vous trouverez d’autres tableaux de Montmartre en cliquant ici.

Place Blanche et Moulin Rouge, huile, 20P (73 x 54 cm) 2018

Escaliers à Montmartre

Escaliers à Montmartre, rue Becquerel, huile sur panneau 8F (46 x 38 cm)

Décembre 2019: La reprise
Après une pause de 6 mois le blog redémarre selon une formule un peu modifiée, à raison d’un article par mois. Ces articles parleront de techniques de peinture et présenteront des réalisations.
Vous retrouverez dans la page « journal 2013 – 2019 » les publications mensuelles réalisées précédemment.