La rue Mouffetard, les cours de peinture

Juin 2020

Je n’ai pas animé d’atelier ni donné de cours de peinture durant ce mois de mai, et les possibilités de ballade dans Paris ou ailleurs étaient limitées.

Qu’à cela ne tienne, nous avons parlé de formation à la peinture à l’huile avec Denise Pion qui m’a interrogé sur ce sujet et a rédigé un article sur le blog qu’elle tient pour ProntoPro.
Voici le lien de l’article: https://www.prontopro.fr/blog/patrick-benet-transmet-les-techniques-de-peinture-a-lhuile-a-quelques-inities/

Et pour pallier à l’absence de promenades, j’ai rassemblé quelques peintures pour évoquer la rue Mouffetard.
C’est une des plus anciennes rues de Paris; elle descend depuis la Montagne Sainte Geneviève et l’église Saint-Etienne-du-Mont vers l’église Saint Médard.

Rue Mouffetard, place de la contrescarpe, huile 8F (46 x 38 cm)

Elle fait partie de mes itinéraires habituels et j’aime la représenter. Dans le haut de la rue, l’ambiance est plutôt étudiante avec bars et restaurants, dont le café « aux 4 S », référence aux quatre sergents de la Rochelle, où nous faisions des parties de baby-foot (ce n’est pas de la nostalgie mais de la poésie). La place de la Contrescarpe a été récemment réaménagée.

Rue Mouffetard au niveau de la rue de l’Arbalète huile, 15F (65 x 54 cm)

Plus bas et en particulier après son croisement avec la rue de l’Arbalète, on trouve surtout des commerces alimentaires. La rue n’est pas large, elle est très fréquentée et quasiment piétonne.

Bas de la rue Mouffetard , huile 8P (46 x 33 cm)

En bas au niveau de Saint-Médard, il y a un marché. J’ai fait plusieurs tableaux de cet endroit, la place avec le massif central fleuri, et l’église avec le square qui jouxte Saint-Médard.

Pour l’anecdote, c’est là que se situait un point de passage, gué puis pont, pour franchir la Bièvre; la rivière poursuivait son cours ensuite pour se jeter dans la Seine au niveau de la gare d’Austerlitz.

Marché, bas de la rue Mouffetard, huile 6F (41 x 33 cm)
Rue Mouffetard et Saint Médard huile 6F (41 x 33 cm)
Rue Mouffetard et Saint Médard huile 10F (55 x 46 cm)
Rue Mouffetard, Paris, huile 20P (73 x 54 cm)

Le jardin du Luxembourg, les séries en peintures

Mai 2020

Le jardin du Luxembourg, huile 8F 46 x 38 cm

J’aime beaucoup le jardin du Luxembourg. C’est le jardin de l’enfance de ma femme, moi-même, j’y suis allé enfant, étudiant, puis plus tard nous y sommes allés avec enfants puis petits-enfants. Non seulement le jardin est beau, mais il est grand, très fleuri, et c’est un spectacle permanent. On en ressort les chaussures couvertes de la poussière blanche de ses allées sablées. j’ai fait plusieurs peintures de ce jardin.

De plus on peut y jouer aux échecs tous les après-midis, pour moi tentation permanente… Actuellement avec le confinement, je ne peins plus et passe mes journées à jouer aux échecs sur internet avec des joueurs de la terre entière!

Pourquoi peindre plusieurs fois la même chose, par facilité?

Jardin du Luxembourg, huile 15 P 65 x 50 cm

Peindre fréquemment permet de progresser en peinture, et c’est une facilité de reprendre un sujet déjà traité …
Les adeptes du daily painting peignent ainsi souvent les mêmes objets dans leurs natures mortes, les fruits du jour, poires ou clémentines…

Pour traiter différemment le sujet,

Jardin du Luxembourg, huile 15 P (65 x 46 cm)

Après tout, beaucoup de peintres ont pratiqué la série, Cézanne avec ses vues de la montagne Sainte-Victoire, Monet avec ses séries de meules, ou de nymphéas, …Cela correspondait sans doute à une exploration, du sujet dans différentes conditions (différents ensoleillements, différentes saisons…) et sous différents partis pris artistiques.

Pour peut être faire mieux…

Jardin du Luxembourg, le Sénat, huile sur papier, 50 x 30 cm

Le tableau terminé, je me rends compte parfois que j’aurai pu choisir un autre cadrage ou un autre format ou le traiter différemment. Le repentir en peinture donne rarement un bon résultat, C’est plus simple, plus rapide de faire un autre tableau, surtout si on privilégie une facture assez spontanée, une peinture « alla prima ».
La manière de peindre évolue aussi avec le temps et à quelques années d’intervalle, le regard est critique sur ses premières réalisations et on peut souhaiter reprendre un même sujet.

Pour faire un double…

Lorsque je dois me séparer d’un tableau que j’apprécie, je fais un deuxième exemplaire… Je ne refais pas vraiment le même tableau, ce n’est pas possible et souvent je le peins dans un format plus petit. Dans le cas de la Fontaine Médicis j’ai trouvé la deuxième version meilleure, ce n’est pas un cas général.

Fontaine Médicis, jardin du Luxembourg, huile 20F (73 x 60 cm) 2014

Pour profiter de la richesse du sujet…

Jardin du Luxembourg, plein été, huile 15 F 65 x 54 cm

Il faut du temps pour bien connaître un lieu, et certains sujets se révèlent assez riches pour permettre de multiples approches.

Les hauteurs de Belleville, la perspective

Mars 2020

Parc de Belleville, huile 15P (65 x 50 cm) PBenet
Parc de Belleville, huile sur toile 15P (65 x 50 cm) 2015

Instinctivement mon regard se porte sur la ligne d’horizon

J’ai tendance à considérer les lointains comme un centre d’intérêt important dans un paysage et je cherche souvent des vues avec des perspectives dégagées permises par du relief ou alors par des étendues d’eau, la mer, un fleuve…

Jardin de Belleville huile sur toile sur châssis 15P (65 x 50 cm)

La perspective dans le dessin et dans les couleurs

La perspective en matière de couleurs, autrement dit la perspective atmosphérique, c’est la perte de chromaticité pour les objets éloignés (baisse de contraste et couleurs grisées), la perte de netteté qui en découle et la fuite vers le bleu (les objets éloignés sont colorés en bleu)

La perspective en matière de dessin c’est l’ensemble des règles concernant les points de fuite, les parallèles, l’appréciation des distances etc…, que je ne vais pas présenter ici. Il faut les connaitre et les appliquer sinon la représentation sera maladroite. Mais il faut le faire à main levée si possible pour éviter la rigidité géométrique.
Voici une vue des hauteurs de Belleville dans les années 50-60. Cette zone a été aménagée pour établir le parc et les jardins de Belleville représentés sur les 2 tableaux précédents.

Rue Vilin, Belleville, huile 10F (55 x 46 cm) 2018

Retour à Montmartre, Paysages

Février 2020

Place des Abbesses , huile 10P (55 x 38 cm)

Que voir? Que peindre dans un paysage ?

La peinture de paysage, conduit à un état d’esprit permanent, une manière de regarder et d’être attentif à ce qui nous entoure. Que peindre? Sûrement pas tout ce qu’on voit, ce serait vain, fastidieux à réaliser, ennuyeux à regarder! Quel est le sens,.. Qu’est ce qui nous attire et nous motive pour peindre ce paysage là ? La réponse est importante pour la manière dont on va le peindre…

Rue Lepic à Montmartre, huile sur toile sur châssis, 8F (46 x 38 cm)

L’idéal du paysage intemporel

Enfant, j’ai habité Montmartre dans les années 50-60, nos déambulations se situaient autour de la rue Lepic, avec en haut la place des Abbesses et en bas la place Blanche. J’aime y repasser de temps à autre… J’aime aussi peindre des vues de ce quartier.
Finalement pour ce qui concerne l’architecture, les rues et les bâtiments, ce quartier n’a pas tellement changé.
L’ambiance est bien sûr différente, autrefois la rue Lepic ressemblait à un marché, avec de la foule, un coté de la rue était occupé par les marchandes des quatre saisons avec leurs charrettes et les magasins le long de la rue étaient des boucheries, des poissonneries, des boulangeries pâtisseries, des charcuteries, des cafés … Aujourd’hui si on trouve encore plusieurs magasins d’alimentation, il y a aussi des boutiques de téléphonie, d’habits … et l’aspect général est plus touristique et moins populaire. L’équipement urbain également révèle bien l’époque actuelle, avec les poteaux anti-stationnement le long des trottoirs.

Place Blanche et Moulin Rouge, huile, 20P (73 x 54 cm) 2018

La vie immobile du tableau

Dans la peinture d’un paysage, j’essaie d’éviter tout ce que je trouve anecdotique et daté et je recherche la possibilité d’une permanence. Oui le temps passe et les choses changent et le tableau est immobile, mais il faut qu’il vive. Il faut pouvoir le regarder longtemps, ne pas s’en lasser, au contraire s’y habituer, s’y plaire.
Quand on peint un paysage sur le motif, on y passe plusieurs heures, le soleil tourne, les ombres se déplacent, des nuages passent, les reflets dans l’eau changent du tout au tout, des promeneurs vont et viennent, des voitures aussi.. et de tout cela nous en saisissons les meilleurs instants pour en faire une représentation qui nous plait, j’essaie d’opérer de manière similaire sur plusieurs années.

Décembre 2019: La reprise

Après une pause de 6 mois le blog redémarre selon une formule un peu modifiée, à raison d’un article par mois. Ces articles parleront de techniques de peinture et présenteront des réalisations.
Vous retrouverez dans la page « journal 2013 – 2019 » les publications mensuelles réalisées précédemment.

Escaliers à Montmartre, rue Becquerel, huile sur panneau 8F (46 x 38 cm)

La fontaine Médicis dans le jardin du Luxembourg

La fontaine Médicis dans le jardin du Luxembourg 

Présentation : Commandée par Marie de Médicis en 1630 (!) cette fontaine
a une forme du bassin qui procure l’illusion que le plan d’eau est incliné. (On ne s’en rend pas compte de prime abord mais lorsqu’on veut la dessiner, on constate que les points de fuite des bords des bassins et du plan d’eau sont différents). J’ai peint cette toile en 1996, c’était dans mes premiers tableaux. Depuis j’ai réalisé une autre toile plus grande sur le même sujet.

Technique: peinture à l’huile sur toile sur châssis

Dimensions :  65 x 50 cm (format français 15 P)

Prix de vente : 450 €

Rue Chappe à Montmartre

rue Chappe Montmartre oil painting PBenet

 Rue Chappe 

Présentation : La rue Chappe se trouve  à Montmartre, on y domine Paris. (Claude Chappe est l’inventeur du télégraphe aérien).
C’est l’occasion de pratiquer la perspective pour le dessin et pour les couleurs.

Technique: peinture à l’huile sur panneau entoilé

Dimensions :  50 x 65 cm (format français 15 P)

Prix de vente : 450 €